En réponse aux préoccupations du collectif Saumur Terre d’Avenir

Le collectif « Saumur Terre d’avenir », dont je salue ici le travail de réflexion et d’alerte, prépare actuellement un questionnaire dans le cadre des prochaines élections municipales et d’agglomération afin de solliciter la position des candidats.

Sans attendre la forme définitive de leur courrier, je leur adresse ici l’état actuel de mes réflexions. Evidemment ces lignes personnelles ne sauraient engager l’ensemble d’un futur conseil dans sa diversité sur des décisions qui resteraient à débattre.

A Saumur le 6 février 2020, Bernard HENRY

Alimentations : par exemple proportion du bio dans les menus de la restauration collective

La nature des intrants dans l’alimentation collective est un sujet mais ce n’est pas le seul. J’imagine que les modes de préparation et de cuisson ont aussi leur importance. S’agissant en particulier des écoles, je crois qu’il faut également être attentif au niveau sonore dans les salles à manger pour le moment du repas soit vraiment un moment de restauration … des forces des élèves et qu’il les rende propices à recevoir l’enseignement de l’après midi. Enfin le moment du repas est un temps privilégié pour parfaire l’éducation des jeunes : politesse, courtoisie, lutte contre le gaspillage, respect de la nourriture, du personnel, du mobilier et des locaux des écoles. Tout se tient et il convient de proportionner les priorités et les efforts. Une éducation attentive, ferme et bienveillante peut former des citoyens plus responsables, qui pourront ainsi garantir le Vivre en paix à Saumur qui est un des cinq  axes de  mon programme.

Pour les repas dans les maisons de retraire qui dépendant de la municipalité, la solitude ou la monotonie est trop souvent le seul partenaire de nos anciens. Des initiatives, comme celles des jeunes volontaires d’Unicité, sont à saluer. Sans évacuer la question de ce que l’on mange, il faut aussi poser la question d’avec qui l’on mange : que fait-on pour faciliter les liens intergénérationnels ? A partir d’une ressource commune composée de vos contributions, il faudra arbitrer et partager pour trouver ce qui sera le meilleur pour les bénéficiaires et pour donner à nos anciens le respect et la place qu’ils méritent après leur vie de labeur.

Evidemment la qualité des aliments est essentielle. Je ne crois pas que ce soit en édictant de nouvelles règles qui vont venir encore contraindre une direction qui finalement se trouve placée devant des situations ubuesques et impossibles. Je crois qu’il y a une écologie de la décision et de l’administration : autant que possible, chacun doit pouvoir décider de ce qui le concerne. Un dialogue équilibré entre l’établissement scolaire, les élèves et les parents doit permettre de mettre en place les solutions optimum compte tenu des attentes, des possibilités du marché local, des ressources et des capacités des cuisines. Un partage et une promotion des bonnes pratiques, dont la mairie pourrait se faire le chantre,  doit faire le reste.

Santé : adoption de mesures ou charte contre les perturbateurs endocriniens

A l’échelle de la mairie, le premier niveau d’action consiste à connaitre la règlementation, à l’appliquer,  à vérifier sa bonne application et à prendre les mesures de correction le cas échéant. C’est pour cela qu’un des cinq axes de mon programme consiste à inscrire la Ville dans une démarche de qualité globale, qui commencerait en s’appuyant sur la norme  de qualité ISO 9001 pour ensuite, forts de cette première étape, se poursuivrait par un travail sur la norme de management environnemental ISO 14001.

Pour ce qui est de la sensibilisation et du débat public sur ce dossier, la mairie ne peut que faciliter le travail des associations qui portent ce type d’action. Je crois que, dans ce domaine comme dans d’autres, la mairie n’est pas là pour formater l’opinion ni les convictions des citoyens ce qui serait de la propagande mais pour les respecter et faciliter leur expression.

Adaptation des communes au changement climatique

On sait ce qu’il est advenu des dinosaures qui ne se sont pas adaptés : ils n’ont pas survécu et ce n’est pas un exemple à suivre. Vous savez que je tiens absolument à récupérer la maitrise des actions à long terme avec la désignation d’une équipe de conseillers municipaux mandatés sur ce sujet. Ce cadre me parait propice à évaluer avec précision les domaines impactés,  à traiter avec méthodes et opiniâtreté les bonnes réponses à y apporter.

Qualité de l’air / Qualité de l’eau

Déjà de  nombreux organismes régentent, surveillent, étudient la qualité de l’air et de l’eau. La mairie agit sur l’eau par sa distribution, sa collecte, son traitement.et par la prévention des inondations. Des circuits vieillissants attendent des investissements vite colossaux, c’est çà dire qu’il faut les envisager avec une stratégie de très long terme. Le conseil municipal doit arbitrer entre l’exigence de santé puiblique, celle de qualité et un souci de maitrise des coûts et des dépenses.  Il est impensable qu’une ville fluviale manque d’eau ni qu’elle la paye à prix d’or. Ville fluviale, elle est de fait dépendante de l’amont et responsable de l’aval. On le voit, un dialogue interrégional s’impose. Seule l’innovation permet de sortir des problèmes en apparence impossible.

Je suis favorable à ce que la Ville de Saumur joue un rôle pilote dans la recherche, l’expérimentation et la mise en place de solutions innovantes en partenariat avec toutes les parties prenantes intéressées, ces innovations pouvant être de tous ordres : techniques, sociales, financières, administratives.

Le marché des collectivités est un enjeu de taille pour les grandes compagnies de service. Des décisions sages ont été prises pour laisser ouvert l’avenir sur les possibilités de choix de prestataire, voire de retour en régie municipale. J’envisage une troisième voie : celle d’une commune désendettée qui, si elle ne retourne pas en régie, deviendrait actionnaire de son prestataire à proportion de ce qu’elle représente pour ainsi récupérer en retour les bénéfices qu’elle génère.

Transport collectif

Le meilleur transport est comme l’énergie, c’est celui qu’on ne consomme pas. C’est pourquoi je veux absolument lutter contre les immeubles vides d’habitant dans les centres. Combien de conduites en voitures pourrait-on éviter tout simplement en habitant à deux pas des écoles ? Combien de commerce revivraient à servir des clients de proximité ?

Le transport collectif le plus dimensionnant pour l’attractivité régionale de notre ville reste la voie ferrée. Aussi il convient-il de faciliter les accès à la gare. Je rêve de passerelles pour piétons et cycles pour passer des Ardilliers vers l’île d’Offard, de l’Ile Millocheau vers la gare en y accédant directement par son coté sud (coté Loire).

Je rêve d’un accès entre la piste cyclable du pont du Cadre noir et la base nautique de Millochaud. Je rêve de sentiers et de pistes cavalières pour valoriser nos communes déléguées et leurs espaces agricoles et forestiers.

A l’échelle de l’agglo, je pense à un transport par cable entre la gare des Rosiers et le centre de Gennes. Ce mode de transport est performant, fiable et peu exigeant en investissements mais souvent peu imaginé ni étudié.

La sécurité routière commence par l’éducation routière. Je souhaite reprendre les actions d’éducation routière en m’appuyant sur une piste routière à recréer à l’intention des scolaires pour les former au permis piéton puis au permis vélo. A terme, cela pourrait prévenir des incivilités et d’autres nuisances sonores. Cette formation est aussi une étape qui facilite la réussite d’autres permis qui sont (malheureusement encore) souvent la clef de l’accès à l’emploi. Ce serait  donc un plus apporté à terme pour l’intégration de personnes défavorisées.

Enfin je militerai pour un retour historique de la navigation sur la Loire, le Thouet et le canal de la Dive. Cela aura pour effet de développer la lenteur dans le tourisme et donc de limiter les consommations d’énergie.  Je souhaite que la région développe un service public de transport fluvial à l’aune de ce qui existe à grands frais avec les trains express régionaux (TER). Ce service public aura vocation à valoriser les espaces et les paysages naturels sur et autour de la Loire. Il sera le pendant fluvial de la Loire à Vélo.

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